
BOULIMIE | Je ne vais pas bien, comment faire face ?
Si tu te demandes quoi faire quand tu ne vas pas bien, surtout dans un contexte de boulimie, l’idée n’est pas de “tenir bon” à tout prix. L’enjeu, au contraire, c’est de comprendre ce qui te met en difficulté, d’écouter tes besoins réels et d’agir avant que la tension ne se transforme en crise. Dans ce texte, tu vas voir concrètement comment reconnaître un trop-plein émotionnel, comment te recentrer et quelles décisions simples peuvent t’aider à éviter de tomber dans la boulimie quand tu es fatigué(e), stressé(e) ou submergé(e).
Sommaire de l'article
ToggleL’essentiel a retenir : quand tu ne vas pas bien, il faut d’abord identifier si le problème vient de la fatigue, du stress, des émotions ou d’un besoin non respecté.
- La boulimie est souvent liée à un trop-plein émotionnel.
- Se reposer peut être plus utile que “forcer” à continuer.
- Les lieux calmes et la nature aident souvent à redescendre.
- Écouter ta faim et ta satiété évite les compensations alimentaires.
- Si tu dépasses tes limites, le risque de crise augmente.
- Accepter tes émotions est une étape clé pour aller mieux.
Vidéo : Je ne vais pas bien, comment faire (boulimie)
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Je ne vais pas bien, comment faire ? Et comment sortir de la boulimie ? (version écrite)
Je ne vais pas bien, comment faire ?
Bonjour, ici Magali LE ROUX du blog Sortir de la Boulimie. Je suis une ancienne boulimique pendant 8 ans, et si je partage cette expérience avec toi, c’est parce que je sais à quel point on peut se sentir dépassé(e) quand ça ne va pas. Et surtout, je sais qu’on peut s’en sortir.
Dans cette vidéo, je te montre ma troisième journée à Milan. L’objectif n’est pas seulement de te raconter mon voyage : je te montre une situation réelle où je ne me sentais pas bien, et surtout comment j’ai réagi pour ne pas laisser la situation s’aggraver.
Concrètement, si tu es dans cette situation, ce que tu dois retenir, c’est qu’il ne suffit pas de “penser positif”. Quand tu vas mal, il faut souvent ralentir, observer ce qui se passe en toi et ajuster ton rythme. C’est exactement ce que j’ai fait ce jour-là.
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Je t’y raconte aussi mon histoire, parce que comprendre le chemin parcouru aide souvent à se sentir moins seul(e) et plus légitime dans sa démarche.
Voilà, troisième jour à Milan…
Je suis partie un peu tard ce matin, parce que j’étais fatiguée après deux journées assez intenses. J’avais beaucoup marché, j’avais beaucoup sollicité mon corps, et dans la pratique ça se ressent vite : quand tu accumules de la fatigue, ton seuil de tolérance baisse.
J’ai donc décidé de me poser davantage aujourd’hui. J’ai déjà travaillé un peu depuis chez mon hôte, parce qu’il y avait des choses que je ne pouvais pas faire dehors, notamment parce que j’avais besoin de calme pour me concentrer.
Ensuite, je suis retournée boire un café au même endroit que la veille, parce que j’avais trouvé l’endroit agréable. J’avais aussi très envie d’un smoothie, et j’avais faim. En pratique, quand tu as faim et que tu es fatigué(e), il vaut mieux choisir quelque chose qui te nourrit vraiment plutôt que de laisser la faim s’installer trop longtemps.
Je me réservais aussi pour le lendemain, parce que j’avais prévu quelque chose d’important et je voulais être en forme. C’est un point essentiel : quand tu sais que tu vas avoir une journée chargée, il est plus intelligent de préserver ton énergie que de la gaspiller dès le matin.
Je suis sortie du café un peu plus tôt que prévu, parce que je ne me sentais pas au top. Et dans ce genre de moment, ce n’est pas grave de modifier ton programme. Au contraire, c’est souvent une bonne décision.
J’ai ensuite testé une petite glace dans une condition particulière : il n’y avait pas tous les parfums que j’aimais, seulement quatre, et la glace était à base de lait de soja, sans sucre. J’aime bien tester ce qui existe, surtout quand il y a cette idée de “plaisir et santé” à la fois. Et franchement, c’était bon.
Je me suis posée dans un parc pour profiter du soleil. En faisant le point, je me suis rendu compte que depuis trois jours, je mangeais beaucoup de desserts. Pas uniquement des desserts, mais quand même pas mal.
Chez moi, d’habitude, je mange davantage salé et davantage de plats que je cuisine. Là, à Milan, entre les buffets, les pizzas à emporter et ce qui se trouvait facilement, j’étais plus attirée par les smoothies et les glaces. Ce n’est pas un problème en soi, mais ça montre bien une chose : ton environnement influence énormément tes choix alimentaires.
J’ai ensuite pris une petite crêpe salée avec du ketchup, parce que ma glace était un peu légère. Là encore, j’ai écouté mes appétences : j’avais envie de salé, et je n’avais mangé qu’un peu de sucré. Dans la pratique, écouter ses envies ne veut pas dire manger n’importe quoi ; cela veut dire répondre à un besoin réel au bon moment.
Je n’aime pas du tout marcher en mangeant, mais à ce moment-là je n’avais quasiment plus de batterie pour filmer. Je me suis dit : “Tant pis, pour une fois, je vais manger en marchant.”
Et justement, je l’ai vérifié tout de suite après : je n’aime pas manger en marchant. C’est beaucoup plus difficile d’être à l’écoute de ses sensations alimentaires quand on bouge, qu’on est distrait(e) ou qu’on pense à autre chose. Si tu rencontres ce problème, retiens ceci : quand c’est possible, pose-toi. Même si tu manges un peu plus vite, le simple fait d’être assis(e) change déjà beaucoup de choses.
Je suis ensuite retournée au parc Sempione pour une deuxième balade. Le matin, je t’expliquais que je ne me sentais vraiment pas bien. Et là, je vais te dire pourquoi.
Je vais t’expliquer pourquoi et comment j’ai géré cette situation.
En réalité, je ne me sentais pas bien parce que j’avais ressenti de très fortes émotions. Beaucoup de colère, beaucoup de tristesse aussi. Je ne vais pas entrer dans les détails, parce que c’est personnel, mais ce que je peux te dire, c’est que ces émotions étaient suffisamment fortes pour peser sur mon état général.
À cela s’ajoutait autre chose : depuis la veille, je sentais que je commençais à être fatiguée par le voyage. J’avais beaucoup marché pendant deux jours, j’étais dans le bruit, et les grandes villes ne sont pas mon environnement naturel. Le cumul a fini par devenir lourd à porter.
Ce n’est pas seulement la ville en elle-même. C’est l’ensemble : le bruit, les voitures, les rues avec beaucoup de monde, les déplacements, la fatigue, les émotions douloureuses. Quand tout cela se superpose, tu peux vite te sentir saturé(e).
Donc, qu’est-ce que j’ai fait ?
J’ai d’abord accepté mes émotions. Ça peut prendre un peu de temps, mais c’est une étape indispensable. J’ai reconnu que j’avais de la colère et de la tristesse, et surtout que j’avais le droit de ressentir ça. Je n’avais pas besoin de me juger ou de faire comme si de rien n’était.
J’ai aussi compris que je ne respectais plus mes besoins. Entre la fatigue, le stress de la ville et la charge émotionnelle, j’étais allée trop loin. Dans la pratique, quand tu dépasses tes limites, ton corps finit toujours par te le faire savoir d’une manière ou d’une autre.
J’ai donc décidé de me poser, d’aller davantage dans les parcs et de m’éloigner un peu de l’agitation. Le matin, j’ai même écourté mon travail au café, parce que le bruit était devenu trop important pour moi. Ce n’était pas une faiblesse : c’était une réponse adaptée à la situation.
Quand je te dis d’être à l’écoute de tes besoins, ce n’est pas une formule vague. C’est vraiment fondamental.
J’ai choisi de me ressourcer dans des endroits plus calmes. J’ai aussi fini par rentrer à l’Airbnb, alors que les deux jours précédents j’étais restée dehors presque toute la journée. Et au final, je me suis sentie beaucoup mieux.
Si j’avais continué à me dire “il faut que je visite”, “il faut que je continue”, “il faut que je fasse plus”, j’aurais probablement aggravé mon état. J’aurais été encore plus mal, parce que j’aurais été à l’encontre de mes besoins. Ce que cela change pour toi, c’est très concret : parfois, aller mieux commence par arrêter de pousser.
Je te partage ça parce que je te dis souvent dans mes vidéos que l’écoute de tes besoins est essentielle si tu veux sortir de la boulimie.
La boulimie est très liée aux émotions. Quand tu ressens des émotions fortes, il arrive souvent qu’elles s’expriment à travers une crise, ou à travers une compulsion alimentaire, ou encore par d’autres comportements d’évitement.
La première chose à faire, c’est donc d’accepter ce que tu ressens. Si tu es en colère, triste, épuisé(e) ou anxieux(se), ce n’est pas “anormal”. Ce qui pose problème, c’est d’ignorer ces signaux pendant trop longtemps.
Si tu restes dans un environnement trop stressant, si tu fais trop de choses, si tu es trop fatigué(e), ton corps finira par dire stop. Dans les faits, cela peut se traduire par une crise de boulimie, une grosse fatigue, un malaise, une maladie, ou parfois même un burn-out.
On constate souvent que les personnes qui ne respectent jamais leurs limites finissent par payer le prix fort. Le corps ne peut pas encaisser indéfiniment. Il a besoin de récupération, de sécurité et de régulation.
J’en profite aussi pour te dire que depuis que je passe davantage de temps dans les parcs, je vois à quel point la nature ressource. Les animaux, le calme, les arbres, la lumière, tout cela aide vraiment à redescendre quand tu es trop chargé(e).
Je te conseille, quand tu ne vas pas très bien, d’aller dans des parcs, dans des endroits calmes ou dans tout lieu qui t’aide à te ressourcer.
Il y a aussi un autre point important : les sensations alimentaires. En général, je te conseille d’écouter ta faim et ta satiété. Ce jour-là, j’ai mangé une glace parce que j’en avais envie, mais je me suis rendue compte ensuite que ce n’était pas suffisant.
J’ai mis un peu de temps à trouver un endroit où manger autre chose, parce que je ne pouvais pas rentrer facilement à cause de ma chienne. Finalement, j’ai trouvé une solution. Et là, j’ai compris que je n’étais pas rassasiée après la glace.
Quand on n’est pas à satiété, il est fréquent qu’un autre besoin apparaisse. Dans mon cas, le salé manquait. Dès que j’ai mangé quelque chose de plus nourrissant, je me suis sentie mieux et rassasiée.
C’est exactement pour cela qu’il est important d’écouter ses besoins alimentaires si tu veux être plus apaisé(e) avec l’alimentation. Ce n’est pas seulement une question de nourriture : c’est aussi une question de relation à ton corps, à tes sensations et à ton équilibre global.
Je viens de passer une super soirée : j’étais à une soirée Couch Surfing. Dans le repas, je n’ai pas fini mes fraises et je n’ai pas mangé les pâtes parce que ce n’était pas terrible. En revanche, j’ai mangé le reste, j’avais bien faim, et là j’étais bien rassasiée.
J’ai aussi fait une très belle rencontre. C’est une chose que l’expérience confirme souvent : quand tu oses sortir, aller vers les autres et sortir de ta zone de confort, tu peux vivre des échanges très riches.
On fait souvent de belles rencontres quand on accepte l’inconnu. Je ne connaissais personne, et pourtant j’ai passé une excellente soirée, avec des discussions profondes sur le monde et sur la vie en général.
Ça vaut vraiment le coup de sortir de chez soi et d’avoir une vie sociale. Si tu es isolé(e), tu te prives parfois sans le savoir d’un vrai soutien émotionnel, d’un souffle nouveau et d’expériences qui peuvent te faire grandir.
J’espère sincèrement que tu pourras toi aussi développer une vie sociale si ce n’est pas encore le cas aujourd’hui, parce que cela peut vraiment changer beaucoup de choses dans ton rapport à toi-même et dans ton rapport à la nourriture.
Si tu as aimé cette vidéo, n’hésite pas à mettre un like et à la partager si tu penses qu’elle peut aider d’autres personnes.
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Sur ce, je te dis à bientôt ou à demain pour la prochaine vidéo.
FAQ
Je ne vais pas bien, comment faire ?
Commence par ralentir, identifier ce qui te pèse et respecter tes besoins immédiats. Si tu es fatigué(e), submergé(e) ou trop stimulé(e), le plus utile est souvent de te mettre au calme, de boire, de manger si tu as faim et de faire une vraie pause.
Comment faire pour sortir de la boulimie ?
Il faut agir sur les déclencheurs, pas seulement sur l’alimentation. Dans la pratique, cela passe souvent par l’écoute des émotions, la régulation du stress, des repas plus réguliers et un meilleur respect de tes besoins physiques et psychiques.
Pourquoi la boulimie est-elle liée aux émotions ?
Parce que beaucoup de crises apparaissent quand les émotions deviennent trop difficiles à supporter. La nourriture peut alors servir à calmer, à anesthésier ou à détourner l’attention, même si cela ne règle pas le problème de fond.
Que faire quand je me sens dépassé(e) par le stress ?
Réduis la pression dès que possible et reviens à des choses simples. Concrètement, éloigne-toi du bruit, pose-toi, respire, mange si tu as faim et reporte ce qui peut l’être.
Comment savoir si j’écoute vraiment mes besoins ?
Tu écoutes vraiment tes besoins quand tes choix te soulagent au lieu de t’épuiser. Si tu continues malgré la fatigue, le stress ou l’inconfort, c’est souvent le signe que tu vas à l’encontre de toi-même.
Pourquoi est-ce important de respecter sa satiété ?
Parce que la satiété évite de rester dans un manque qui peut ensuite déclencher des envies fortes ou des compensations. Quand tu manges assez, tu stabilises mieux ton corps et tu réduis les frustrations alimentaires.
Est-ce grave de manger en marchant ?
Ce n’est pas idéal, surtout si tu essaies d’écouter tes sensations alimentaires. En marchant, tu es moins attentive à la faim, à la satiété et au plaisir, donc tu risques plus facilement de manger sans te sentir vraiment posée.
Est-ce que la nature peut vraiment aider quand on ne va pas bien ?
Oui, très souvent. Les lieux calmes, les parcs et les environnements naturels diminuent la stimulation et aident à retrouver un peu de sécurité intérieure, surtout si tu es fatigué(e) ou surchargé(e).

